Les autorités de votre localité ont à cœur le bien-être de leurs concitoyens et ils sont soucieux de bannir le gaspillage. Sachez tirer profit de ces prédispositions pour les sensibiliser à la nécessité de bien gérer l'éclairage nocturne.
Il peut parfois sembler fastidieux, frustrant et improductif de travailler de concert avec les gouvernements ; par contre de tels
efforts s'avèrent souvent plaisants et constructifs. Il faut cependant y consacrer beaucoup de temps !
Voici quelques conseils à l'intention des personnes qui désireront parler de pollution lumineuse avec les officiels gouvernementaux
et autres intervenants dans le but de les rendre sensibles au problème et d'obtenir leur aide à le solutionner.
Dans un premier temps, il faut être bien préparé et connaître le sujet à fond. Si on n'est pas prêt, s'abstenir. Avant le premier
contact, ayez en main tout votre matériel et exercez-vous à discuter :
- d'un problème important, qui s'empirera si on ne s'en occupe pas
- de la nécessité de l'appui gouvernemental. Avoir des exemples prêts. Il faut connaître à fond la structure gouvernementale
locale et le nom des personnes clés.
L'approche directe
Il faut aller droit au but, ne pas s'attarder à des sujets de moindre importance. Faire des présentations courtes et précises, ne pas
se répéter. Bien circonscrire le problème. Les requêtes chargées d'émotion n'ont que peu de poids, surtout quand elles ne sont pas
basées sur des observations réelles ou qu'elles sont constituées de faits inexacts ou biaisés. L'assurance et la confiance en soi
(et non pas l'agressivité) sont de bons atouts. Il est essentiel de bien montrer qu'on a le problème à cœur.
Si celui-ci est clairement compris, si nos demandes sont raisonnables, et si les avantages tirés sont bénéfiques pour tout le monde,
l'opposition des citoyens et des gens d'affaires ne sera que négligeable. Une certaine opposition peut surgir, de la part d'un segment
limité de la communauté qui comprend mal les justifications de notre démarche. Toute opposition devrait être prise en compte dès le
début, de façon à ce que tous les intéressés puissent prendre connaissance des documents avant toute audience publique.
L'étalage des faits ne suffit pas. Quoiqu'on fasse, les émotions sont toujours présentes, malgré tout. Pour les uns, il faut des faits,
de nombreux faits précis et complets ; pour les autres, il faut mettre en valeur des arguments plus subjectifs (amélioration de la
qualité de vie, contemplation sans entrave du ciel étoilé…). Les relations interpersonnelles sont très importantes et font
intégralement partie de l'approche.
Un plan et des faits
On doit rencontrer le personnel subalterne pour obtenir de l'information, puis tenter de régler les problèmes à ce niveau. Ce sont
des gens qui travaillent fort, qui sont compétents et habituellement très serviables. Apprenez à être patient ; aidez-les, si possible.
Il faut travailler selon un plan précis, et avoir de l'information à l'appui, sur papier : des coupures de presse, des lettres... Il
faut toujours être bien préparé avant de les aborder. Établissez des contacts personnels que vous maintiendrez.
La participation est essentielle (réunions des divers comités locaux de citoyens, études de groupe, comités consultatifs). Il faut
rencontrer les gens, leur parler, leur consacrer une partie de notre temps, devenir membre de comités. Bref, il faut s'engager à fond.
Tact et écoute
Il faut y aller de façon positive, ne pas aborder le problème de manière négative ou combative. Il faut offrir des solutions de rechange
et demeurer souple. C'est important de bien montrer comment tous en profiteront, autant les officiels gouvernementaux que le public en
général. Rassembler dès que possible tous ses alliés.
Demander conseil ; il faut laisser ses interlocuteurs nous dire comment changer leur point de vue. Les gens aiment bien aider, s'ils
en ont la chance ; leur laisser savoir comment. Il faut écouter ! Leur demander ce qu'ils peuvent faire. Il faut agir selon un plan
de travail élaboré. La communication informelle est très efficace. Gardez un contact régulier avec les personnes-ressources, pas
seulement lors de crises.
Souplesse… mais fermeté !
Acceptez de faire des compromis, mais jamais sur le but premier qui est de contrer la pollution lumineuse. Notre force se manifeste
lorsqu'on connaît les points forts de l'opposition, et qu'on identifie clairement les personnes qui en font partie ; il faut connaître
leurs raisons, ce qui nous permettra de pouvoir mettre au point des répliques de taille, d'étayer des faits, puis de nous faire des
alliés.
Demeurez poli, serviable, ouvert et honnête envers tout le monde, même avec ceux qui vous semblent irrationnels. Il faut demeurer
subtil et éviter de s'engueuler. Ne pas faire d'attaques personnelles. Ne pas acculer personne au pied du mur. Ce n'est pas en
additionnant les torts qu'on obtient du positif. Démontrez de l'appréciation pour les succès remportés, et surtout pour toute l'aide
que vous aurez reçue.
La rencontre publique
Préparons la soigneusement. Lors de son déroulement, il est préférable de parler tôt et si possible au début des interventions sur
la question de la pollution lumineuse. S'il n'y a aucune opposition évidente n'intervenez pas à nouveau. Simplement se lever et dire:
"Merci pour votre considération et pour votre soutien dans cette cause, et merci au personnel qui a si gracieusement offert son aide.
" La brièveté est de mise. Ne pas parler pour parler ou pour expliquer des problèmes qui ne nécessitent pas d'explications.
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